Paule Gobillard, une peintre post impressionniste
Sommaire
Introduction
En tant qu’artiste et collectionneur, je m’intéresse aux voix discrètes de l’histoire de l’art. Certaines œuvres traversent le temps en marge des grandes institutions, préservées dans les familles ou dans des ateliers restés intacts, sans bénéficier d’une véritable mise en lumière.
Paule Gobillard appartient à cette zone silencieuse du post impressionnisme. Nièce de Berthe Morisot et d’Eugène Manet, elle a vécu au cœur du milieu impressionniste tout en demeurant largement absente des récits officiels. Une partie importante de son œuvre est restée dans le cercle familial avant d’être dispersée tardivement.
Cette page ne prétend pas établir un catalogue raisonné. Elle propose un cadre documenté pour mieux comprendre une artiste dont la sensibilité mérite d’être reconnue. Je rassemble ici des éléments biographiques, des références aux
collections publiques et un ensemble d’œuvres provenant de ma propre collection, dans l’objectif d’offrir une ressource claire aux amateurs, aux chercheurs et aux institutions.
Biographie
Paule Gobillard naît en 1867 à Quimperlé. Orpheline très jeune, elle est élevée par sa tante, la peintre Berthe Morisot, et par son oncle Eugène Manet. Elle grandit dans un environnement artistique exceptionnel, entourée de personnalités comme Degas, Renoir, Mallarmé et le cercle des impressionnistes.
Elle pose pour plusieurs œuvres de Morisot et de Renoir et reçoit une formation entièrement domestique, en dehors des structures académiques. Fidèle à cette éducation, elle développe une pratique centrée sur l’observation du quotidien,
de la lumière naturelle et de l’intime.
Elle expose au Salon des Artistes Indépendants dès les années 1890, puis au Salon d’Automne et au Salon des Tuileries. Une grande partie de sa production demeure cependant dans la sphère familiale. Après sa mort en 1946 à Paris, l’atelier reste globalement regroupé avant une dispersion majeure lors de la vente du 30 juin 2004 à l’Hôtel Drouot (succession François Valéry).
Aujourd’hui, son œuvre reste partiellement documentée mais attire un intérêt croissant dans le cadre de la relecture des artistes femmes associées à l’impressionnisme.
Le cercle impressionniste : Morisot, Renoir et Degas
La vie et l’œuvre de Paule Gobillard sont indissociables du foyer impressionniste dans lequel elle a grandi. Autour d’elle, Berthe Morisot, Pierre-Auguste Renoir et Edgar Degas ne furent pas seulement des figures célèbres, mais des présences familières, mêlant affection, exigence et conseils techniques. Ce cercle a façonné sa manière de regarder, de peindre et de comprendre la peinture comme un métier à part entière.

Berthe Morisot : transmission intime et apprentissage
Morisot la peint vers 1887 dans Paule Gobillard peignant, tableau qui fixe à la fois l’affection familiale et l’austérité de la vie d’atelier. Paule s’y montre parfois impatiente, ce qui n’empêche pas Morisot de l’encourager, en lui rappelant que la lutte avec la peinture durerait toute une vie. Plus tard, après les deuils successifs qui frappent la famille, Paule joue un rôle quasi maternel auprès de Julie Manet, prolongeant dans la vie quotidienne la chaîne de transmission initiée par Morisot.
Pierre-Auguste Renoir : bienveillance et métier de peintre
Renoir occupe une place particulière dans les souvenirs de Paule et de Julie. Il conjugue une présence très concrète dans leur vie et un discours clair sur ce que doit être une peinture « bien faite ». Lorsqu’il regarde les copies de Paule au Louvre, par exemple devant La Vierge au lapin de Titien, il juge son travail « très bien » commencé et insiste sur le fait que la peinture est un métier qui s’apprend, avec des exigences techniques que l’on ne peut contourner.
Après la mort de Berthe Morisot, Renoir se montre aussi d’une attention rare. Il accompagne les jeunes femmes lors de voyages, veille à ce qu’elles ne se retrouvent jamais seules dans des situations inconfortables et les traite avec une délicatesse que Julie décrit comme « réellement gentille et sincère ». Son admiration pour Morisot rejaillit sur Paule, perçue comme l’héritière d’une tradition picturale à la fois exigeante et profondément intime.

Edgar Degas : regard critique et conseils techniques
Degas, souvent présenté comme distant ou ombrageux, apparaît au contraire dans les témoignages de Paule et de Julie comme une figure chaleureuse, parfois gai, presque paternelle. Invité régulier de la rue de Villejust, il suit de près les progrès des cousines et commente leurs travaux avec une précision redoutable.
Devant les copies de Paule au Louvre, il lui recommande de réduire le nombre de couleurs, d’unifier les bleus du ciel, des tissus et des montagnes, et de rapprocher les tons de chair et d’orangé pour créer une véritable harmonie. Il lui reproche aussi, avec humour, de laisser des coins de toile blanche visibles, défaut qu’il attribue à toute la famille, en l’invitant à « couvrir tout de suite » la surface encore nue.
Degas entraîne également les cousines dans ses expériences photographiques sous lumière artificielle, séances longues et exigeantes dont il juge les résultats « ratés », mais qui témoignent de sa curiosité pour les images techniques et de sa volonté d’impliquer Paule dans ses recherches. Plus tard, l’écho de cette relation se retrouve dans la toile Nature morte au bronze Degas, où Paule fixe la présence d’un bronze d’après Degas dans la collection familiale, comme un hommage discret au maître qui a observé sa formation de près.
Style et démarche
L’œuvre de Paule Gobillard s’inscrit dans la continuité directe de l’héritage impressionniste transmis par Berthe Morisot. Elle privilégie les formats intimes et les sujets du quotidien, avec une attention constante à la lumière et aux atmosphères domestiques.
Ses thèmes récurrents incluent :
- scènes de lecture et d’intérieur
- portraits féminins et études de jeunes filles
- bouquets et fleurs
- jardins, terrasses et espaces domestiques extérieurs
Sa peinture se caractérise par une touche souple, des contours adoucis et une palette claire, souvent composée de roses, de bleus et d’ocres. Elle recherche la sensation plus que l’effet spectaculaire, en privilégiant les instants calmes et les gestes ordinaires.
Dans plusieurs tableaux, Paule Gobillard introduit aussi des éléments japonisants, en écho au goût de la famille Rouart Manet pour les objets venus d’Extrême Orient. Paravents décoratifs, grands vases bleu et blanc, éventails ronds et bibelots disposés devant les miroirs structurent l’espace autant qu’ils décorent le salon. Ces motifs, hérités des estampes et du japonisme fin de siècle, aplatissent le fond, déplacent le centre de gravité de l’image et installent ses modèles dans un univers à la fois domestique et ouvert sur la culture visuelle japonaise.
Œuvres dans les collections publiques
Paule Gobillard est peu représentée dans les musées, mais plusieurs institutions françaises conservent des œuvres importantes, ce qui confirme sa place dans le patrimoine public.

Petit Palais, musée des Beaux Arts de la Ville de Paris
- Madame Paul Valéry et son fils Claude, huile sur toile, signée. 1900-1910.
Musée d’Orsay
- Bord de mer
- Village provençal
Musée Mallarmé, Valvins
- Fleurs amicales
- Pivoines
Ma collection
La collection que j’ai constituée au fil du temps rassemble un ensemble d’œuvres de Paule Gobillard. Comme pour une grande partie de son corpus, ces pièces ne sont pas toutes datées ni accompagnées de provenances complètes, ce qui reflète le caractère domestique de sa trajectoire artistique.
Je regroupe ici ces œuvres selon leurs parentés visuelles : scènes d’intérieur, jardins et fleurs, portraits féminins et études de jeunes filles.
Japonisme dans ma collection
Certaines œuvres de Paule Gobillard conservées dans ma collection montrent clairement l’influence du japonisme. La figure reste occidentale et contemporaine de son milieu, mais l’espace qui l’entoure est peuplé d’objets venus d’Asie ou inspirés par eux. Paravents, grands vases bleu et blanc, éventails circulaires et pots décorés introduisent une autre manière de construire l’image, plus proche des estampes japonaises que de la tradition académique.
Dans les trois tableaux suivants, le modèle féminin est au centre, mais tout le décor travaille en sourdine. Les objets japonisants encadrent la pose, aplatissent le fond, créent des zones de motifs répétés. Le salon bourgeois devient ainsi le théâtre discret d’un dialogue entre l’héritage impressionniste de Morisot et Manet et le goût pour les formes et les couleurs venues du Japon.
Paule Gobillard
La femme au chapeau
La femme au chapeau, révèle toute la douceur de son regard porté sur les femmes de son époque.
Sa touche délicate, influencée par l’intimité du cercle impressionniste, fait de cette toile une rareté sensible de ma collection.
Au dos ancienne étiquette numérotée 2108.
Huile sur toile | 73 × 60 cm

Paule Gobillard
La femme à la robe blanche, effet de miroir
Ce portrait représente une jeune femme assise, vêtue d’une robe blanche, peinte avec une douceur caractéristique de Paule Gobillard. La lumière diffuse et le travail sur les étoffes rappellent l’héritage direct de Berthe Morisot.
Le jeu du miroir et du fauteuil renforce la sensation d’intimité, dans une atmosphère calme et silencieuse, typique de ses scènes d’intérieur. Le modèle est le même que dans la version peinte par Julie Manet lors de séances de pose dans le salon atelier de la rue de Villejust, présentée récemment à l’exposition « Julie Manet et ses cousines. La liberté de créer au féminin » aux Franciscaines à Deauville.
Huile sur toile | 65 × 81 cm
Julie Manet, Jeune femme à l’étole d’hermine, 1898-1899, huile sur toile, collection particulière, photo Jean-Yves Lacôte.

Paule Gobillard
Portrait présumé de Julie Manet
Ce tableau présente ce qui pourrait être un portrait de Julie Manet. L’hypothèse repose sur la physionomie du modèle et sur la proximité familiale entre les deux femmes, au cœur du cercle Morisot – Manet.
Le visage légèrement tourné, la pose retenue et la lumière douce prolongent la tradition des portraits intimistes de la famille, tout en affirmant la sensibilité propre de Paule Gobillard.
Au dos anciennes étiquettes dont exposition au Japon.
Huile sur toile | 81 × 65 cm

Paule Gobillard
Jeannie et François Valery
Jeannie et François Valery réunit sur la même toile deux figures familières de l’entourage de l’artiste, dans une atmosphère domestique à la fois simple et raffinée.
La composition met en valeur les liens intimes entre les modèles, tandis que la touche souple et les harmonies de couleurs témoignent de l’héritage impressionniste de Paule Gobillard. Huile sur toile signée en bas à droite, contresignée au dos.
Huile sur toile | 65 × 81 cm

Paule GOBILLARD
Ernest et Julie Rouart dans le salon du Mesnil-Saint-Laurent à Juziers
La scène offre une palette comparable à celle de Madame Paul Valéry et son fils Claude (Paris, Petit Palais, huile sur toile, 60 x 73 cm, vers 1910). La silhouette concentrée de Julie se détache sur le coloris chatoyant du secrétaire d’acajou surmonté de sa vasque de verre, comme sur une aquarelle postérieure de l’artiste qui permet de localiser la scène (Femmes dans un intérieur, aquarelle, 22 x 31 cm, signée en bas à droite. Bruxelles, vente 51 Galerie Bruxelles, décembre 2014).
Ce salon du Mesnil-Saint-Laurent à Juziers, où se croisent les membres de la famille Rouart-Manet, devient chez Paule Gobillard un motif récurrent qui mêle intimité familiale et mémoire des lieux.
Huile sur toile, 1905-1910 | 73 x 60 cm
Provenance : Ancienne collection Rouart-Manet.

Paule GOBILLARD
Nature morte au bronze Degas
Nature morte au bronze Degas est peinte dans l’appartement de la rue de Villejust et constitue un rare témoignage de l’appartenance à la collection de Julie et Ernest Rouart d’un bronze exécuté d’après une œuvre d’atelier d’Edgar Degas. Au revers, des inscriptions manuscrites sur la barre du châssis portent la mention « Gobillard » au stylo bille et « Nature morte au bronze Degas ».
Ernest Rouart a commandé ce bronze à la fonderie Hébrard à Paris le 15 mai 1924 (Mexico, New York, etc., 2003, bronze no 28 et Paris 2004, no 19). Paule l’a figuré grandeur nature, soulignant la présence sculpturale de l’œuvre de Degas au sein même de l’espace domestique. On connaît également de Gobillard le portrait d’une autre sculpture d’après Degas, La petite danseuse de Degas, peinte dans les salles du musée du Louvre.
Huile sur toile, après mai 1924 | 65 x 54 cm
Provenance : Ancienne collection Rouart-Manet.

Paule GOBILLARD
La leçon de piano
La leçon de piano saisit un moment d’apprentissage intimiste, où l’attention de l’élève (probablement François Valéry) se concentre sur le clavier, sous le regard discret de l’adulte. La scène renoue avec les thèmes intérieurs chers au cercle impressionniste, entre vie domestique, musique et éducation.
La touche légère et les accords de couleurs sourdes créent une atmosphère de recueillement, tandis que la composition resserrée rapproche le spectateur de la scène. Signée en bas à droite.
Huile sur toile | 38 × 46 cm

Paule GOBILLARD
Le piano (François Valéry)
Le piano montre François Valéry de profil, assis face au clavier, absorbé par la partition posée sur le pupitre. Le rouge de sa tenue attire immédiatement l’œil et structure la composition, tandis que le geste des mains, précis et calme, donne toute sa place au moment d’apprentissage.
La scène se déroule dans un intérieur traité par touches rapides, avec des repères domestiques réduits à l’essentiel. Le cadrage resserré met l’accent sur la concentration de l’enfant et sur la relation directe entre le corps, l’instrument et la musique, sans effet narratif superflu. Signée en bas à gauche.
Huile sur toile | 63 × 54 cm

Paule GOBILLARD
Jeune femme au panier
Jeune femme au panier présente une figure féminine saisie dans un moment de calme, le panier tenu avec naturel. La touche vibrante, le modelé doux du visage et les nuances subtiles de la robe inscrivent cette toile dans la continuité de l’héritage impressionniste. Huile sur toile signée en bas à droite.
Huile sur toile | 61 × 46 cm

Paule GOBILLARD
Portrait de femme à la blouse bleue
Dans le Portrait de femme à la blouse bleue, Paule Gobillard concentre la composition sur le visage et le buste du modèle, dont la blouse bleue devient l’un des principaux accents de couleur. Le monogramme P.G. en bas à droite souligne la discrétion de la signature.
Huile sur toile | 65 × 54 cm

Paule GOBILLARD
La lectrice
La lectrice montre une jeune femme absorbée par sa lecture, saisie dans un moment de retrait silencieux. Le geste immobile, le corps légèrement incliné et la douceur des contours suggèrent la frontière incertaine entre la veille et le sommeil.
Huile sur toile signée en bas à gauche. Au dos, une indication manuscrite sur le châssis, « Dort-elle ? », souligne l’ambiguïté de la scène et invite à s’interroger sur cet instant suspendu entre attention et rêverie.
Huile sur toile | 65 × 54 cm

Paule GOBILLARD
La pause opportune
Huile sur toile avec cachet de la signature en bas à droite et au dos, cette œuvre porte la trace matérielle de l’atelier de l’artiste. Son histoire est intimement liée au cercle familial, ainsi qu’en témoigne sa provenance.
Huile sur toile | 55 × 46 cm
Provenance : ancienne collection François Valéry.

Paule GOBILLARD
Le lac noir
Huile sur toile signée en bas à gauche et titrée en bas au milieu, cette œuvre témoigne de l’attention de Paule Gobillard aux variations de lumière et aux atmosphères silencieuses. Elle porte la mémoire de son appartenance à l’entourage de François Valéry.
Huile sur toile | 79 × 49 cm
Provenance : ancienne collection François Valéry.

Paule GOBILLARD
Nature morte à la coupe de fruits et fleurs
Nature morte à la coupe de fruits et fleurs rassemble, sur une même table, l’éclat des fruits et la délicatesse des fleurs, dans une harmonie de couleurs mesurée. La composition met en valeur le jeu des volumes et des matières, entre brillance des fruits et souplesse des pétales.
La touche libre et les accords chromatiques subtils inscrivent cette nature morte dans la continuité de la tradition impressionniste, tout en conservant l’intimité propre à Paule Gobillard. Signée en bas à droite.
Huile sur toile | 54 × 65 cm

Œuvres répertoriées et sélection documentaire
Au delà des collections publiques et privées, plusieurs œuvres de Paule Gobillard ont été répertoriées lors de ventes aux enchères ou d’expositions de galerie. Cette section a un rôle documentaire : elle contribue à la reconstitution d’un corpus dispersé.
| Œuvre | Format (cm) | Description, médium et provenance |
|---|---|---|
| Roses rouges ; Roses et pichet vert | 46 × 38 | Deux huiles sur toile, l’une signée. Provenance ancienne collection Rouart Manet. |
| Nature morte au bronze Degas | 65 × 54 | Huile sur toile. Peinte après 1924. Présence du bronze de Degas dans la collection Rouart. |
| Enfant, vers 1885 | 61,5 × 54 | Pastel sur papier. Indication manuscrite au revers. |
| Bouquet de roses et lys, vase et éventail japonais | 73 × 60 | Huile sur toile signée. Motif rappelant Manet. |
| Bouquet de dahlias | 72 × 44 | Huile sur toile marouflée sur carton. Annotation au dos. |
| Enfant à la flûte (Julien Rouart), attribué | 55 × 38 | Huile sur toile marouflée. Probable portrait de Julien Rouart vers 1910. |
| Ernest et Julie Rouart dans le salon du Mesnil Saint Laurent | 73 × 60 | Huile sur toile, scènes intérieures vers 1905 1910. |
| Vue de la fenêtre | 56 × 46 | Huile sur toile signée. Annotation « vue de ma fenêtre ». |
| Nature morte aux bouquets et oranges | 55 × 46 | Huile sur toile, cachet de signature. |
| Le piano | 63 × 54 | Huile sur toile signée. |
| La leçon de piano | 38 × 46 | Huile sur toile signée. |
| Modèle à la robe rose sur une méridienne | 54 × 66 | Huile sur toile signée. |
| Jeannie et François Valery | 65 × 81 | Huile sur toile signée et contresignée. |
| Portrait de femme à la blouse bleue | 65 × 54 | Huile sur toile monogrammée P.G. |
| Au parc | 37,5 × 40 | Huile sur toile signée. |
| Dans le parc | 46 × 55 | Huile sur toile signée. |
| La belle rousse | 65 × 54 | Huile sur toile signée. |
| Le salon de musique de Paul Valéry (1923) | 54 × 65 | Huile sur toile signée, datée au dos. |
| La femme au chapeau | 73 × 60 | Huile sur toile signée. |
| François Valery lisant | 77 × 62,5 | Huile sur toile signée. |
| Jeune femme se coiffant | 55 × 46 | Huile sur toile monogrammée. |
| Le jeune fille aux nattes | 61 × 50 | Huile sur toile signée. |
| Jeune femme au panier | 61 × 46 | Huile sur toile signée. |
| Les trois baigneuses | 65 × 81 | Importante huile sur toile signée. |
| Le massif de roses | 46,5 × 55 | Huile sur toile signée. |
| La jeune Julie Manet | 53 × 65 | Huile sur toile, cachet de signature. Provenance Marumo. |
| Bouquet de fleurs dans un vase bleu | 68 × 57 | Huile sur toile signée. |
| La lectrice | 65 × 54 | Huile sur toile signée. Mention « Dort-elle ? » au dos. |
| Jeune femme cousant | 73 × 60 | Huile sur toile signée. Envoi manuscrit. |
| Portrait de jeune fille au chignon | 40 × 32 | Huile sur toile. Provenance Galerie Bellier. |
| Les toits enneigés | 38 × 46 | Huile sur toile signée. Sujet rare. |
| Nature morte et tableau | 55 × 46 | Huile sur toile signée. Mention Étude. |
| La pause opportune | 55 × 46 | Huile sur toile, cachet de signature. Provenance Valéry. |
| Dinard, vue sur la mer | 38 × 46 | Huile sur toile signée et située. |
| Portrait présumé de Julie Manet | 81 × 65 | Huile sur toile monogrammée. |
| Le lac noir | 79 × 49 | Huile sur toile signée, titrée. Provenance Valéry. |
| Fleurs et fruits | 60 × 73 | Huile sur toile signée. |
| Agathe allongée | 51 × 62 | Huile sur toile signée. Annotation « Agathe ». |
| Lecture (François Valery) | 38 × 46 | Huile sur toile signée et titrée. |
| Jeune femme à la robe blanche | 65 × 81 | Huile sur toile signée. |
| Figures, fleurs, cheveux | 42 × 32 | Huile sur toile signée. Provenance Druet, Bellier. |
| Rêverie | 65 × 54 | Huile sur toile signée. Étiquette Exposition d’Art Français 1917. |
Expositions de Paule Gobillard
Cette liste a été établie à partir de la presse ancienne, des catalogues de salons et des archives de galeries, pour la période allant de 1894 à 1999. Les mois ne sont indiqués que lorsqu’ils apparaissent clairement dans les sources.
Salon des Artistes Indépendants
- 1894 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1895 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1896 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1897 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1898 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1899 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1900 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1901 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1902 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
- 1903 – Salon des Artistes Indépendants, Paris (collective).
Salon d’Automne
- Octobre 1904 – Salon d’Automne, Grand Palais, Paris (collective).
- Octobre 1906 – Salon d’Automne, 4e exposition, Paris (collective).
- Octobre 1907 – Salon d’Automne, 5e exposition, Paris (collective).
Salon des Tuileries
- Juin 1926 – Salon des Tuileries, Paris (collective).
Galeries et expositions collectives
- Octobre – novembre 1922 – Exposition « L’Art et l’enfant », Galerie Devambez, Paris (collective).
- Janvier 1927 – Exposition personnelle, Galerie Eugène Druet, Paris.
- Mars 1929 – Exposition « Peintures et pastels », Galerie Eugène Druet, Paris.
- Avril 1933 – Exposition « Peintures et anecdotes », Galerie Eugène Druet, Paris.
- Mai – juin 1935 – Salon des Femmes Artistes Modernes, Galerie Bernheim-Jeune, Paris (collective).
- Février 1936 – Exposition « Intérieurs, fleurs, paysages… et 12 esquisses pour la Cité Mystique », Galerie Eugène Druet, Paris.
- Novembre 1938 – Exposition « Paysages au pastel, dont Château », Galerie Eugène Druet, Paris.
Expositions posthumes
- Mars 1949 – Exposition « Georges d’Espagnat, Paule Gobillard », Galerie Durand-Ruel, Paris.
- Septembre – octobre 1999 – Exposition « Paule Gobillard », Galerie Scot, Paris.
Cette liste regroupe les expositions et salons dont la participation de Paule Gobillard est confirmée par les sources disponibles.
Elle pourra être complétée si de nouvelles archives sont mises au jour.
Bibliographie et ressources
- Vente Calmels Cohen, Hôtel Drouot, 2004 (succession François Valéry)
- Catalogue Galerie Scot, Paris, 1999
- Growing Up with the Impressionists, journal de Julie Manet
- Archives de ventes publiques : Christie’s, Sotheby’s, Drouot, Artprice
Conclusion
Paule Gobillard est l’une des peintres les plus proches du foyer impressionniste, mais son œuvre reste largement à redécouvrir. Sa présence dans plusieurs musées français, associée à la réévaluation des artistes femmes, ouvre la voie à une nouvelle lecture de sa contribution.
En réunissant ici des éléments biographiques, des références aux collections publiques, des œuvres issues de ma propre collection et une sélection d’œuvres répertoriées, j’espère offrir un point d’entrée clair pour mieux comprendre une artiste longtemps restée en retrait.
